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Eau & Santé

Pourquoi et comment est contrôlée la qualité des eaux de baignades ?

 

Sommaire

 
 

Interprétation des résultats d'analyse

publié le 7 janvier, 2008
 
 

Critères d’évaluation de la qualité de l’eau

L’appréciation de la qualité de l’eau est effectuée selon les dispositions du code de la santé publique.
La qualité des eaux de baignade est évaluée au moyen de deux types d’indicateurs : microbiologiques (bactéries) et physico-chimiques :
  • Les analyses microbiologiques effectuées concernent la mesure des germes (bactéries) témoins de contamination fécale. Ces micro-organismes sont normalement présents dans la flore intestinale des mammifères, et de l'homme en particulier. Leur présence dans l’eau témoigne de la contamination fécale des zones de baignade. Ils constituent ainsi un indicateur du niveau de pollution par des eaux usées et traduisent la probabilité de présence de germes pathogènes. Plus ces germes sont présents en quantité importante, plus le risque sanitaire augmente.
    Les bactéries recherchées en laboratoire sont :
    • les coliformes totaux;
    • les Escherichia coli;
    • les entérocoques intestinaux
    Dans certaines circonstances, par exemple en cas de dépassement des valeurs limites de qualité de ces paramètres ou de pollution par des rejets d’eaux usées, la recherche d'autres germes peut être réalisée (salmonelles, entérovirus,…).
En savoir plus :
La présence de Escherichia coli dans les eaux traduit une contamination récente alors que la présence d’entérocoques est plutôt associée à une contamination ancienne des eaux.
En cas de contamination anormale des eaux, une enquête est réalisée par la DDASS en collaboration avec les communes concernées.
  • Les paramètres physico-chimiques font l'objet d'une mesure ou d'une évaluation visuelle ou olfactive sur le terrain. Ils concernent :
    • la présence de mousses, de phénols (composés chimiques aromatiques, utilisés pour la fabrication de produits tels que colorants, produits pharmaceutiques, parfums, huiles essentielles, solvants), d'huiles minérales (mélange d'hydrocarbures),
    • la couleur de l'eau,
    • la transparence de l'eau.
  • Sur la base d’observations sur le terrain, d'autres paramètres peuvent être mesurés notamment en laboratoire : pH, nitrates, phosphates, chlorophylle, cyanobactéries, micropolluants (métaux lourds),…
 
En savoir plus :


Vous trouverez des exemples de suivi des cyanobactéries dans des baignades à l’échelon départemental ou régional (modalités , résultats,…) :
http://pays-de-la-loire.sante.gouv.fr/envir/sebgtx010.html
http://www.bretagne.sante.gouv.fr/pages/3sante_env/seloolba000001.html#CYANO
 
Si l'existence des micro-algues en eau douce est connue depuis de nombreuses années, leur fréquence d'apparition semble présenter une augmentation depuis ces 30 à 40 dernières années. La mise en évidence de toxines produites par certaines d'entre elles, a conduit le ministère chargé de la santé, par circulaire du 5 juillet 2005, en s’appuyant sur les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé et du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF), à définir des modalités de surveillance et de gestion des eaux de loisirs affectées par des efflorescences.
La présence de ces algues peut diminuer fortement la transparence de l’eau. Lorsque la transparence est insuffisante, elle peut conduire à rendre difficile la localisation de baigneurs en difficulté et ainsi poser des problèmes de sécurité.
Quelles actions à mener en présence de cyanobactéries ?